LYON (69 - RHONE)

25 PLACE DE LA CROIX-ROUSSE

VISIO-LAB

SURFACE

4 837 m²

BUDGET

8.5 M€
HT

PHASES

ETUDE : 2015-2018

TRAVAUX : 2019-2021

MAÎTRISE D’OUVRAGE / PROCÉDURE

CRÉDIT AGRICOLE IMMOBILIER

MAÎTRISE D’OEUVRE

SOHO ATLAS (architecte), MACI (OPC), URBI & ORBI (paysage), PRELEM (fluides), NERCO (économie), GES (Structure), VERITAS (BE contrôle)

TYPE DE CONSTRUCTION / PROJET

NEUF / LOGEMENTS
73 logements + parking

S’implanter en cœur d’îlot à proximité d’un centre de quartier ne peut pas être anodin : venir se glisser au cœur d’un tissu à forte valeur ajoutée historique est une démarche qui nécessite un travail soigné et approfondi. L’âme des Canuts et l’histoire du site sont omniprésentes, elles constituent un socle fort porteur d’un ADN unique.

Le projet, rotule et pivot, est à une charnière symbolique entre le haut des pentes de la Croix- Rousse et le plateau. Le gros caillou à proximité rappelle une étape clé de la transformation du site.

Le projet est attentif au site, et puise dans celui-ci au maximum afin de composer avec. La Porte Saint-Sébastien, classée, sert de support dans la composition des cheminements, créant un nouveau lien, plus présent, entre les habitants du quartier et leur histoire. Les remparts en limite de parcelle, enfouis en grande partie, sont mis en valeur et intégrés à la composition.

Architecturalement, le parti tend vers une écriture sobre, contemporaine, aimable avec le voisinage. Pas de pastiche mais un principe de réinterprétation contemporaine des traits forts de l’architecture historique du plateau de la Croix-Rousse. Un soin particulier est porté aux matériaux avec une volonté de pérennité et de qualité patrimoniale.
La composition urbaine se traduit notamment par l’implantation des bâtiments au sein de l’îlot selon plusieurs orientations :

• La prise en compte des remparts et de la porte Saint-Sébastien en éloignant le bâti de ces ouvrages historiques afin de les mettre en valeur ;

• Une fragmentation des volumes bâtis afin de ne pas avoir une réponse trop monolithique et massive au regard du quartier, en cœur d’îlot ;

• Le respect des données réglementaires identifiant une zone d’emprise au sol de 100% et une autre de 10%.

• La prise en compte des espaces boisés classés et un cheminement mode doux.

 

Il en résulte un plan masse avec un bâti à l’alignement au sud le long du chemin mode doux, un retour de bâtiment éloigné du rempart à l’ouest et un plot dans l’angle nord-est rattaché par des loggias au corps principal. Ce plan de composition dialogue avec le projet paysagé, jouant des pleins et des vides notamment avec les limites de la parcelle.